Social learning : qu’est-ce que c’est ?

Five young people studying on white desk. Beautiful women and men working together wearing casual clothes. Multi-ethnic group.

Nous avons quasiment tous connu un enseignement classique, vertical. Les élèves y sont passifs, écoutent et copient les leçons données par un professeur. À la différence de cette méthode, qui n’est pas franchement dynamique ni motivante, le social learning se base sur le partage et l’échange mutuel des connaissances entre apprenants. Elle est de plus en plus appréciée en entreprise. En quoi consiste cet apprentissage ? Quels sont ses origines, ses objectifs ? Comment pouvez-vous le mettre en œuvre dans votre entreprise ? Le Pupitre vous explique tout !

Qu’est-ce que le social learning ?

Le social learning signifie “l’apprentissage social”. C’est une méthode qui permet d’apprendre grâce, et avec les autres, de manière horizontale, sans enseignant précis désigné. Au sein d’un groupe, tous les participants partagent leurs compétences et expériences et co-construisent ainsi leur savoir. On peut y être soit apprenant ou formateur, le tout de façon spontanée et alternée. Les interrogations de chacun trouvent une réponse collective. 

Ce type d’apprentissage favorise le travail en équipe ainsi que l’engagement des participants. Il crée une émulation et un fort sentiment d’appartenance au groupe qui améliore les performances individuelles et collectives. Dans la même veine, on retrouve le peer learning, l’apprentissage par les pairs, et le collaborative learning, l’apprentissage collaboratif. 

De nombreuses études ont montré que le social learning est bien plus efficace que des méthodes d’apprentissage verticales. Son application dans l’univers de la formation professionnelle digitale ou en présentielle est pour cela devenue évidente.

Les origines du social learning

Le social learning, ou apprentissage social, se base sur plusieurs théories démontrant toutes que la méthode classique d’apprentissage vertical ne permet pas une rétention optimale de l’information par l’apprenant.

  • La plus importante est celle développée dans les années 1970 par le psychologue canadien Albert Bandura : la Social Learning Theory. Elle prouve que nous apprenons mieux en observant et en imitant des comportements, des attitudes, et des émotions et ceci dès le plus jeune âge. Pour bien apprendre, l’individu ne doit donc pas être passif ni coupé de son environnement, mais au contact de ses pairs. Il apprend mieux auprès de quelqu’un dont il se sent proche.
  • Pour confirmer ces propos et mettre l’accent sur l’apprentissage informel, on peut également citer le modèle 70-20-10 qui a été théorisé dans les années 1990 par des chercheurs du Center for Creative Leadership de l’Université américaine de Princeton. Il affirme que 70 % de nos connaissances et savoir-faire viennent de la pratique, de l’expérience, 20 % le sont de nos interactions sociales et 10 % seulement sont issus de la formation traditionnelle. Autant dire que cette dernière ne nous apporte qu’une toute petite partie de notre apprentissage effectif.

Les objectifs de cette méthode d’apprentissage

De plus en plus plébiscité en entreprise, le social learning rend la formation professionnelle plus efficace, mais ce n’est pas tout. Il répond à de nombreux autres besoins des organisations.  

Obtenir un meilleur taux d’engagement des collaborateurs

Grâce à la valorisation des connaissances et du savoir-faire de chacun, le social learning favorise la reconnaissance et booste l’estime de soi des collaborateurs. Il crée une dynamique de groupe et renforce les liens. Le sentiment d’appartenance à l’entreprise s’affirme ainsi que l’engagement des salariés.

Réduire les coûts de formation

L’entreprise n’a pas besoin de payer des intervenants extérieurs ni de nouveaux outils d’apprentissage. Les compétences sont en interne. De plus, les formations étant la plupart du temps en e-learning, les charges relatives à la location de bureaux sont inexistantes.

Améliorer l’attractivité de l’entreprise

La plupart des employés recherchent à s’épanouir dans une entreprise leur proposant des possibilités de développement professionnel et de montées en compétence.

Afficher une meilleure productivité

Le partage des idées, des expériences, des connaissances, l’émulation au sein des équipes, leur engagement, l’émergence d’une plus grande créativité, etc. Tout ceci renforce la productivité et la performance de l’entreprise.

Renforcer l’intérêt pour les formations

Grâce au social learning, les collaborateurs sont actifs et non plus passifs lors des formations. Ils choisissent leurs sujets, leur rythme, peuvent échanger avec leurs pairs, etc. De ce fait, leur intérêt augmente avec le taux de participation !

Rendre l’e-learning plus performant

L’e-learning, la formation en ligne, est devenu une mode pédagogique. Son succès ne s’est pas démenti pendant la période du COVID. Ses outils digitaux sont de plus en plus élaborés et proposent de multiples formats de supports pédagogiques. Grâce à eux, les apprenants ont accès aux ressources à tous moments et de partout. Il n’y a plus de contrainte d’espace ni de temps. Le seul souci est qu’ils peuvent les laisser passifs devant leur écran, et surtout isolés. De ce fait, de nombreux dispositifs intègrent désormais des fonctionnalités sociales et des solutions collaboratives qui permettent d’y infuser du social learning. Outils de visioconférence, de partage de documents, etc. L’apprenant peut facilement interagir avec ses pairs. L’humain est ainsi remis au cœur des formations en ligne.

Comment mettre en œuvre le social learning dans votre entreprise ? 

Le social learning n’est pas un outil en tant que tel qu’on décide du jour au lendemain d’installer. En plus d’être une méthode d’apprentissage, il est un état d’esprit. Pour que les équipes y adhèrent, il faut les accompagner et leur proposer un environnement propice à son développement. Voici quelques pistes pour y parvenir.

Créer un esprit de groupe

Les apprenants doivent sentir qu’ils appartiennent à un groupe. Le fait d’avoir des points communs avec leurs interlocuteurs va les motiver, leur donner envie d’y communiquer, de participer. Ils peuvent se réunir autour d’un même métier, d’une promotion, d’une région, d’une classe d’âge, etc. Il est important de définir qui sera concerné par l’initiative. Toute l’entreprise peut l’être ou seulement une partie. Dans le cadre d’une formation digitale, la notion de groupe peut-être plus complexe. Il est alors primordial de prévoir des moments de rencontre, de travail en groupe.

Déployer les bons outils collaboratifs

Pour pouvoir échanger leurs savoirs, les apprenants doivent pouvoir utiliser des outils adaptés. Dans le cadre d’une formation digitale, l’entreprise propose pour cela obligatoirement des solutions de formation à distance équipés de dispositifs de travail collaboratif et d’un équipement informatique tel que des caméras, des micros, etc.

Parmi les solutions digitales disponibles, se distinguent :

  • les plateformes d’échanges : forum, messagerie instantanée, réseaux sociaux, Slack, etc. ;
  • les webinaires : ils permettent aux collaborateurs d’assister ensemble en visioconférence aux formations. Ils favorisent ainsi les échanges et le partage de connaissances ;
  • la gamification : les formations sont proposées sous forme de jeux. Les apprenants peuvent être challengés au sein du groupe ce qui les motive davantage et encourage la productivité ;
  • le microlearning : il offre des formats très courts allant de 30 secondes à quelques minutes. Ceux-ci abordent un sujet précis de manière concise. L’apprentissage est rapide et ludique et inclus pour encore plus d’efficacité des possibilités d’interaction pour l’apprenant.

Pour résumer

Le social learning présente de nombreux atouts. À l’heure de la pénurie de certains talents, surtout dans le monde de la Tech, il permet aux équipes de monter en compétences en interne. Il les motive, les engage et les fidélise. Il booste leur productivité tout en cultivant une bonne image de marque de l’entreprise. Sa réussite tient aussi au fait qu’il s’intègre parfaitement à la montée en puissance du travail collaboratif dans les organisations.

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